Sunday, November 05, 2006

Warli Tribe, Thane District, Maharashtra, India


Sacred Moutain, Warli area, 2003.

WARLI TRIBE (English)

Based in the Thane District, about 150 km north of Bombay, the Warli tribe numbers over 300,000 members. They have their own beliefs, life and customs which have nothing in common with Hinduism. The Warli speak an unwritten dialect mingling Sanskrit, Maharati and Gujarati words. The word « Warli » comes from «warla» which means a piece of land or a field. In his book, The Painted World of the Warlis, Yashodara Dalmia claimed that the Warli carry on a tradition stretching back to 2 500 or 3 000 BC. Their mural paintings are similar to those done between 500 and 10 000 BC in the Bhimbekta caves, in Madya Pradesh.

"Cauk" ritual painting on wall, Thane District, 1998.


"Cauk" ritual painting on wall, Thane District, 1998.

Their extremely rudimentary wall paintings use a very basic graphic vocabulary: a circle, a triangle and a square. The circle and triangle come from their observation of nature, the circle representing the sun and the moon, the triangle derived from mountains and pointed trees. Only the square seems to obey a different logic and seems to be a human invention, indicating a sacred enclosure or a piece of land. So the central motive in each ritual painting is the square, the cauk (or caukat); inside it we find Palaghata, the mother goddess, symbolizing fertility.

Woman painting with bamboo stick on paper.



Young girls coming to the most important Warli Festival.

Significantly, male gods are unusual among the Warli and are frequently related to spirits which have taken human shape. The central motif in these ritual paintings is surrounded by scenes portraying hunting, fishing and farming, festivals and dances, trees and animals. Human and animal bodies are represented by two triangles joined at the tip ‹ the upper triangle depicts the trunk and the lower triangle the pelvis.
Their precarious equilibrium symbolizes the balance of the universe, and of the couple, and has the practical and amusing advantage of animating the bodies. Without this balance, Warli art would be devoid of rhythm and life. The pared down pictorial language is matched by a rudimentary technique.

"Cauk" acrylic on paper, 1998.

The ritual paintings are usually done inside the huts, which measure about 8 by 6 meters and seldom have partitions. A symbolic separation shares the space between people and cattle. The walls are made of a mixture of branches, earth and cow dung, making a red ochre background for the wall paintings. The Warli use only white for their paintings. Their white pigment is a mixture of rice paste and water with gum as a binding. They use a bamboo stick chewed at the end to make it as supple as a paintbrush. The wall paintings are done only for special occasions such as weddings or harvests. The lack of regular artistic activity explains the very crude style of their paintings, which were the preserve of the womenfolk until the late 1960s. But in the 1970s this ritual art took a radical turn.
A man, Jivya Soma Mashe started to paint, not for any special ritual, but on an everyday basis. His talent was soon noticed, first nationally then internationally, bringing unprecedented recognition, which prompted many other young men to follow suit.

Hervé Perdriolle. (in Tribals Art magazine, September 2001)

Paintings on paper and wall, Thane District, 1999.



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Copyright textes, photos et collection : Hervé Perdriolle
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Montagne Sacrée, Thane District, Maharashtra

WARLI TRIBE (Français)

Située dans le Thane District, à approximativement 150 km au nord de Bombay, la tribu Warli compte encore aujourd'hui plus de 300 000 membres. Les Warli n'ont rien à voir avec l'hindouisme. Ils ont leur propre mode de croyance, de vie et de coutume. Les Warli parlent un dialecte qui ne s'écrit pas. Il est un mélange de mots issus du sanskrit, du Maharati et de Gujarati. Le mot Warli viendrait du mot "warla" qui désigne une parcelle de terrain, un champs. Yashodara Dalmia, dans son livre intitulé "The painted Word of the Warlis", note que les Warli seraient le prolongement d'une tradition dont les origines se situent entre 2 500 et 3 000 avant JC. Leurs peintures murales s'apparentent à celles faites 500 à 10 000 avant JC. dans les grottes de Bhimbekta, dans le Madya Pradesh.

L'iconographie extrêmement rudimentaire des peintures murales Warli est construite autour d'un vocabulaire graphique dès plus basique: le rond, le triangle et le carré. Le rond et le triangle sont nés de l'observation de la nature; le rond de l'observation de la lune et du soleil et le triangle de celles de la montagne ou des arbres aux cimes pointées vers le ciel. Seul le carré ne semble pas né de l'observation de la nature et apparaît alors comme une création de l'homme afin de délimiter l'enclos sacré, la parcelle de terrain. Aussi, le motif central de chaque peinture rituelle est celui du carré, le "cauk"(ou caukat), au centre duquel l'on trouve "Palaghata", la déesse mère, symbole de fécondité et de fertilité. Il est important de noter que les divinités masculines sont rares chez les Warli et qu'elles s'apparentent, le plus souvent, à des esprits ayant pris forme humaine. Autour du motif central de ces peintures rituelles, viennent principalement des scènes de chasses, de pêches et de cultures, de fêtes et de danses, des figures représentant arbres et animaux. Les corps des êtres humains, comme ceux de nombreux animaux, sont représenter à l'aide de deux triangles inversés qui se rejoignent en leurs pointes respectives, le triangle supérieur figure le torse, le triangle inférieur évoque le bassin. L'équilibre précaire de ces triangles symbolise l'équilibre de l'univers, du couple. Cet équilibre a aussi l'aspect pratique et ludique de pouvoir aisément animer les corps. Équilibre sans lequel, rythme et vie seraient absent de leur art. Cette pictographie réduite à l'essentiel est réalisée à l'aide de moyens picturaux eux aussi rudimentaire.

Cauk, peinture murale, Thane District, et, Cauk, peinture sur papier, réalisées par des femmes.



Jeunes filles réunies à l'occasion du plus important Festival Warli

Ces peintures rituelles sont réalisées de manière générale à l'intérieur de leurs huttes. Celles-ci mesurent environ 8x6m et ne possèdent ordinairement pas de cloisons intérieures. Une séparation symbolique répartie l'espace entre les hommes et le bétail. Les murs sont faits d'un mélange de branchages, de terre et de bouse de vache. La couleur de ces murs est celle de la terre cuite. C'est cet ocre rouge qui va servir de fond à la peinture murale. Pour peindre, les Warli n'utilisent qu'une seule couleur, le blanc. La couleur blanche est obtenue à partir d'un mélange de pâte de riz, d'eau et de gomme qui sert de liant. Cette peinture sera appliquée à l'aide d'un bâtonnet de bambou préalablement mâchonné en son extrémité afin de lui donner une souplesse comparable à celle d'un pinceau. Ces peintures murales ne sont réalisées qu'en de rares occasions, celles des mariages et des récoltes. Cette absence de pratique artistique régulière explique le style extrêmement brut de leurs peintures. Jusqu'à la fin des années 60, l'art pictural des Warli étaient le fait exclusif des femmes. Cet art rituel ancestral allait, au cours des années 70, subir un changement radical. Un homme, Jivya Soma Mashe, se mit à peindre, non pas à la seule occasion des rituelles, mais quotidiennement. Son talent fut très vite remarqué au niveau national, puis au niveau international.

Hervé Perdriolle

Jivya Soma Mashe, "Cauk", 1997, acrylique et bouse de vache sur toile, 115x146 cm



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Copyright textes, photos et collection : Hervé Perdriolle
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1 Comments:

Blogger Mary Roe said...

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10:44 PM  

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